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La « sécheresse entrepreneuriale » du Canada : ce que la baisse du nombre d’entreprises signifie pour votre emploi et votre portefeuille

Un nombre décroissant de petites entreprises peut entraîner une réduction des possibilités d'emploi, une diminution des services locaux et potentiellement des prix plus élevés pour les consommateurs, la concurrence diminuant.

15 avril 20263 min de lecture

La « sécheresse entrepreneuriale » du Canada : ce que la baisse du nombre d'entreprises signifie pour votre emploi et votre portefeuille

L'impact clé : Le Canada perd actuellement plus d'entreprises qu'il n'en crée. Pour vous, cela signifie moins d'offres d'emploi dans votre communauté, moins de choix sur les étagères locales et un risque de prix plus élevés à mesure que la concurrence diminue.

La situation globale : une pénurie d'entreprises

Un nouveau rapport de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) met en garde contre une « sécheresse entrepreneuriale ». Cette tendance a commencé en 2024 et s'est poursuivie en 2026. Selon la FCEI, le taux de fermetures d'entreprises dépasse celui des nouvelles créations.

C'est la pire situation observée en dehors des années de pandémie. Le rapport souligne que la productivité du Canada prend du retard par rapport aux États-Unis. Si cela se poursuit, cela pourrait entraîner une croissance plus lente des salaires et une baisse du niveau de vie pour les Canadiens ordinaires.

Pourquoi cela arrive-t-il ?

Le rapport pointe plusieurs obstacles majeurs :

  • Risque financier élevé : Il est simplement trop coûteux et risqué de créer une entreprise en ce moment.
  • Réglementation complexe : La lourdeur administrative rend difficile l'exploitation pour les propriétaires.
  • Incertitude commerciale : L'instabilité persistante des échanges commerciaux inquiète les propriétaires d'entreprises quant à l'avenir.

Le moral des propriétaires actuels est si bas que plus de la moitié d'entre eux découragent activement les autres de se lancer en affaires.

Qui est touché ?

Bien que toute l'économie ressente la pression, la FCEI note que certains secteurs souffrent actuellement le plus :

  • Hôtellerie et restauration : Les restaurants, les cafés et les bars.
  • Fabrication : Les producteurs à petite échelle et les usines.
  • Transport : Les services de camionnage et de livraison.

Si vous travaillez dans ces secteurs, vous remarquerez peut-être un marché du travail plus tendu ou moins de quarts de travail disponibles.

Ce que vous devriez faire

Vous ne pouvez pas redresser l'économie nationale seul, mais vous pouvez prendre des mesures pour protéger vos finances et votre carrière durant cette transition.

  1. Soutenez le local : Si vous avez les moyens, dépensez votre argent dans des commerces indépendants locaux plutôt que dans les grandes chaînes. Cela garde l'argent dans l'économie locale et aide à sauver des emplois.
  2. Diversifiez vos compétences : Dans un marché du emploi plus tendu, posséder un ensemble de compétences variées vous rend plus précieux. Cherchez des occasions d'apprendre de nouveaux aspects de votre emploi actuel.
  3. Restez informé : Surveillez la santé économique de votre secteur spécifique. Si votre secteur se contracte, commencez tôt à réseauter pour garder vos options ouvertes.
  4. Planifiez votre budget : Avec la possibilité d'une croissance plus lente des salaires, c'est le bon moment pour revoir votre épargne et votre fonds d'urgence.

En résumé

Le Canada fait face à une pénurie de nouvelles entreprises, ce qui entraîne moins de concurrence et moins d'opportunités. La FCEI demande au gouvernement de réduire les impôts et la réglementation pour résoudre le problème. D'ici là, les Canadiens devraient se préparer à une période où les emplois et les services locaux pourraient être plus difficiles à trouver.


Source : BNN Bloomberg

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