Le gouvernement investit 700 000 $ dans le béton vert pour lutter contre les émissions
Ce que cela signifie pour vous : Le gouvernement fédéral dépense vos impôts dans une technologie qui vise à rendre les matériaux de construction plus écologiques. Bien que vous ne receviez pas de chèque suite à cette annonce, l'objectif est de réduire l'empreinte carbone des futurs projets de construction partout au Canada, aidant potentiellement le pays à atteindre ses objectifs climatiques sans augmenter drastiquement les coûts de construction à long terme.
La nouvelle
Ressources naturelles Canada a annoncé un investissement de 700 000 $ pour une entreprise montréalaise nommée CarbiCrete.
Cette somme n'est pas un cadeau isolé ; elle s'inscrit dans un engagement fédéral beaucoup plus large. Les 700 000 $ représentent une part d'un investissement global de 28,9 millions de dollars dédié aux technologies de l'énergie propre. Ces fonds visent spécifiquement à réduire les émissions de carbone dans les secteurs industriels et de la construction.
Comment fonctionne la technologie
CarbiCrete a mis au point une méthode pour fabriquer du béton sans utiliser de ciment. La production traditionnelle de ciment est une source majeure de pollution carbonique. Le procédé de CarbiCrete utilise plutôt des laitiers sidérurgiques (un sous-produit de la fabrication de l'acier) et capture du dioxyde de carbone pour solidifier le matériau.
Essentiellement, cette technologie utilise des déchets industriels et des émissions de carbone pour construire. Elle piège le dioxyde de carbone de manière permanente à l'intérieur des blocs de béton, au lieu de le relâcher dans l'atmosphère.
Qui est concerné
- L'industrie de la construction : Les constructeurs et promoteurs pourraient éventuellement avoir accès à des matériaux de construction à plus faible teneur en carbone. Alors que le Canada s'oriente vers des codes du bâtiment verts plus stricts, ce type de technologie aide l'industrie à rester conforme.
- Les émetteurs industriels : Les fabricants d'acier produisent beaucoup de laitier. Cette technologie leur offre un moyen de vendre leur déchet plutôt que de payer pour s'en débarrasser.
- Les contribuables canadiens : Il s'agit de recherche et développement financés par des fonds publics. Vous payez pour les tests initiaux et la mise à l'échelle de cette technologie.
- Les acheteurs de maison : À long terme (5 à 10 ans et plus), cela pourrait influencer le coût et la cote environnementale des nouvelles maisons et des projets d'infrastructure.
Ce que vous devriez faire
Vous n'avez pas besoin de faire une demande ou de changer vos habitudes aujourd'hui à la suite de cette nouvelle spécifique. Cependant, voici comment rester informé :
- Surveillez les normes de construction écologiques : Si vous prévoyez de construire une maison ou d'entreprendre une rénovation majeure, demandez à votre entrepreneur ce qu'il en est du « béton à faible teneur en carbone » ou des matériaux durables.
- Surveillez les projets d'infrastructure : Soyez attentif aux annonces gouvernementales concernant les projets d'infrastructure fédéraux dans votre ville. Vous pourriez commencer à voir du « béton vert » utilisé dans les travaux publics, comme les ponts et les routes, suite à ces investissements.
- Comprendre le changement : Reconaissez que les dépenses gouvernementales s'orientent massivement vers la « décarbonation ». Cela signifie qu'une plus grande partie de vos impôts ira probablement aux entreprises technologiques plutôt qu'aux subventions traditionnelles au pétrole et au gaz.
En résumé
Le gouvernement parie 700 000 $ sur le fait qu'une entreprise montréalaise peut transformer les déchets de l'acier et le dioxyde de carbone en béton viable. Il s'agit d'une petite étape d'un plan de 28,9 millions de dollars pour assainir le secteur industriel. Pour le Canadien moyen, c'est une stratégie à long terme. Elle espère réduire le coût environnemental de la construction des maisons et des routes que nous utilisons chaque jour, sans rendre ces projets significativement plus coûteux.