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Sondage : 34 % des Canadiens s’endettent pour acheter de l’épicerie

Une part importante des Canadiens épuise ses économies ou s’endette pour pouvoir payer l’épicerie, alors que le prix des aliments demeure la principale préoccupation financière des ménages.

27 mars 20264 min de lecture

Un sondage révèle que 34 % des Canadiens s'endettent pour acheter de l'épicerie

Ce que cela signifie pour vous : Le coût élevé de l'alimentation n'est plus simplement une contrainte budgétaire ; il érode activement le filet financier de millions de Canadiens. Un nouveau sondage montre que plus d'un tiers des ménages puisent dans leurs économies ou utilisent leurs cartes de crédit simplement pour payer des produits de première nécessité.

Les chiffres

Un sondage national mené auprès de plus de 3 000 Canadiens, réalisé par le Laboratoire d'analyse agroalimentaire de l'Université Dalhousie, confirme que l'abordabilité des aliments est désormais la principale préoccupation financière des ménages. Elle a dépassé à la fois les coûts de logement et de l'énergie en tant que source principale de stress.

Bien que le taux officiel d'inflation alimentaire ait légèrement diminué pour s'établir à 5,4 % en février, les prix en magasin restent douloureusement élevés. Le sondage indique que 34 % des Canadiens déclarent avoir dû puiser dans leurs économies ou s'endetter spécifiquement pour acheter de l'épicerie au cours de la dernière année.

Cela suggère que la situation érode la résilience financière. Les familles ne se contentent pas d'ajuster leur budget ; elles drainent l'argent qu'elles avaient mis de côté pour les urgences.

Comment les Canadiens s'adaptent

Pour gérer ces coûts durablement élevés, les consommateurs changent leurs habitudes. Les données du sondage mettent en évidence trois changements majeurs de comportement :

  • La chasse aux bonnes affaires : 44,4 % des Canadiens cherchent activement les soldes et les réductions.
  • La comparaison numérique : Près de 24 % passent plus de temps à chercher en ligne pour trouver de meilleurs prix avant de faire leurs courses.
  • Les changements alimentaires : De nombreux Canadiens réduisent activement leur consommation de viande, de produits laitiers et de produits frais pour économiser de l'argent.

Qui est touché

Ce problème touche les ménages partout au pays, mais la pression se fait sentir le plus durement pour :

  • Les personnes à revenu fixe : Les personnes âgées et celles qui reçoivent une aide au revenu qui ne peuvent pas attendre que les salaires rattrapent l'inflation.
  • Les familles à revenu faible ou moyen : Les ménages qui ne disposent pas d'une grande marge financière pour absorber les chocs de prix.
  • Les parents de jeunes enfants : Les familles ayant des besoins caloriques plus élevés voient leur facture d'épicerie augmenter beaucoup plus vite que les ménages d'une seule personne.

Ce que vous devriez faire

Si vous ressentez la pression, voici des mesures concrètes pour protéger vos finances :

  1. Consultez les circulaires : Ne comptez pas sur un seul magasin. 44,4 % de vos voisins le font déjà. Consultez les circulaires hebdomadaires en ligne ou utilisez des applications qui numérisent les circulaires pour trouver les meilleures offres.
  2. Envisagez les détaillants à rabais : Renseignez-vous sur les chaînes d'épiceries à rabais (comme No Frills, Food Basics ou Giant Tiger) qui se concentrent sur les marques de distributeur plutôt que sur les marques premium.
  3. Protégez vos économies : Si vous devez utiliser le crédit pour acheter de la nourriture, essayez d'en limiter le montant. Utiliser une marge de crédit est généralement préférable à une carte de crédit à taux d'intérêt élevé. Évitez de vider vos REER ou vos fonds d'urgence dans la mesure du possible.
  4. Planifiez vos repas : Planifier vos repas en fonction des promotions — plutôt qu'en fonction de vos envies — peut réduire votre facture de 10 à 15 %.

En résumé

Malgré une légère baisse du taux officiel d'inflation, les prix de l'épicerie restent suffisamment élevés pour forcer 34 % des Canadiens à s'endetter. La phase de « crise » n'est pas encore terminée. Pour survivre à cette période, vous devez passer d'un achat passif à une chasse active aux rabais et protéger strictement vos économies contre l'érosion causée par les coûts hebdomadaires de l'alimentation.

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