Les Canadiens ont trop peur de prendre des risques en ce moment
Ce que cela signifie pour vous : Les Canadiens privilégient la sécurité financière à la croissance. En raison de l'anxiété économique, les gens sont moins enclins à créer des entreprises, à changer de carrière ou à faire de gros investissements. Si vous êtes prudent avec votre argent, vous n'êtes pas seul — la majeure partie du pays ressent la même chose.
Un nouveau sondage de Nanos Research révèle que l'anxiété économique empêche les Canadiens de prendre les risques nécessaires à la croissance de l'économie. Bien que les gens estiment que l'ambition est importante, la peur les retient.
Les chiffres derrière la peur
Les données brossent un tableau clair d'un pays qui joue la prudence.
- L'« Indice de l'ambition audacieuse » : Le Canada a obtenu une note de D moins (51,5/100). Cela mesure la volonté des gens à prendre des risques pour un gain futur.
- Aversion au risque : 54,2 % des Canadiens sont plus préoccupés par la mise en péril de leurs finances aujourd'hui qu'ils ne l'étaient l'année dernière.
- Confiance économique : La confiance selon laquelle l'économie se renforcera au cours des six prochains mois a chuté brutalement. Elle est passée de 27 % à seulement 15 %.
- Le fossé de l'ambition : Bien que plus de 90 % des Canadiens conviennent que l'ambition est nécessaire pour une bonne qualité de vie, ils ne se sentent pas assez en sécurité pour passer à l'action.
Qui est touché ?
Cette tendance touche l'ensemble du pays, mais certains groupes ressentent davantage la pression :
- Les jeunes Canadiens : Contrairement aux attentes, les jeunes font preuve de la plus grande prudence. Habituellement, ce groupe prend le plus de risques, mais l'économie actuelle les incite à la retenue.
- Les entrepreneurs en herbe : Ceux qui souhaitent créer une entreprise trouvent que c'est trop risqué de se lancer en ce moment.
- Les investisseurs : Les personnes cherchant à faire fructifier leur patrimoine par le biais d'actions ou de biens immobiliers se retirent.
- La main-d'œuvre : Les employés sont moins susceptibles de démissionner pour lancer un nouveau projet ou de demander une promotion, préférant la sécurité d'un salaire stable.
Ce que vous devriez faire
Bien que l'humeur soit à la prudence, vous devez toujours planifier votre avenir. Voici trois étapes pour gérer cette anxiété économique :
- Sécurisez votre fonds d'urgence : Avant de prendre le moindre risque, assurez-vous d'avoir des économies. Visez l'équivalent de 3 à 6 mois de dépenses. Cet argent vous constitue un filet de sécurité pour effectuer des mouvements plus audacieux plus tard.
- Concentrez-vous sur le « perfectionnement » : Au lieu de quitter votre emploi pour créer une entreprise, apprenez de nouvelles compétences à temps partiel. Suivez des cours du soir ou obtenez des certifications. Cela renforce votre valeur sans le risque financier de perdre vos revenus.
- Attendez pour les grosses dettes : La confiance économique étant faible, évitez de contracter de gros prêts pour des projets risqués. Remboursez vos dettes existantes pour améliorer votre stabilité financière.
En résumé
Le Canada fait face à une crise de confiance. 54,2 % d'entre nous craignent davantage les risques financiers qu'il y a un an. Bien que l'ambition soit nécessaire au succès, la hausse du coût de la vie et l'incertitude commerciale forcent les Canadiens à choisir la sécurité plutôt que l'opportunité. Tant que l'économie ne se stabilisera pas, attendez-vous à voir moins de nouvelles entreprises et des dépenses plus prudentes.
Source : The Globe and Mail
