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La flambée des prix du pétrole pourrait entraîner des pertes d'emplois et maintenir les taux d'intérêt élevés

La hausse des prix du pétrole devrait entraîner une augmentation du coût de la vie (inflation) et des pertes d'emplois, ce qui pourrait contraindre la Banque du Canada à maintenir les taux d'intérêt élevés plus longtemps.

27 mars 20264 min de lecture

La hausse des prix du pétrole pourrait entraîner des pertes d'emplois et maintenir les taux d'intérêt élevés

Ce que cela signifie pour vous : Vous devriez vous préparer à des prix plus élevés à la pompe et pour les marchandises expédiées. De plus, si vous espériez une baisse des taux d'intérêt prochainement, cette nouvelle suggère que ce soulagement pourrait être retardé. L'économie montre des signes de « stagflation », ce qui signifie que les prix pourraient augmenter alors que le marché de l'emploi s'affaiblit.


Un nouveau sondage auprès d'économistes publié cette semaine brossent un tableau difficile pour l'économie canadienne. La hausse des prix du pétrole, alimentée par l'instabilité mondiale, devrait désormais avoir un impact négatif à la fois sur l'inflation et l'emploi.

Les analystes ont révisé leurs prévisions. Ils prévoient désormais que le taux de chômage atteindra 6,7 % d'ici 2026. Dans le même temps, les attentes en matière d'inflation ont été relevées à 2,4 %.

Cela crée un environnement économique difficile souvent appelé « stagflation ». Cela se produit lorsque les prix augmentent (inflation) alors que l'économie ralentit et que les emplois disparaissent.

Le dilemme de la Banque du Canada

La Banque du Canada est dans une position délicate. Habituellement, lorsque l'économie ralentit et que des gens perdent leur emploi, la banque centrale baisse les taux d'intérêt pour encourager les dépenses.

Cependant, elle ne peut pas facilement baisser les taux si les prix du pétrole font augmenter le coût de la vie. Si elle baisse les taux alors que l'inflation est en hausse, cela pourrait faire grimper les prix encore plus.

En raison de ce risque, les économistes pensent que la Banque du Canada devra maintenir les taux d'intérêt élevés plus longtemps. Certaines prévisions suggèrent même une éventuelle hausse des taux à partir de 2027.

La prochaine décision sur les taux d'intérêt prévue est fixée au 29 avril. Tous les regards seront tournés vers la Banque pour voir comment elle équilibre ces risques opposés.

Qui est touché ?

  • Propriétaires et emprunteurs à taux variable : Vous pourriez faire face à une attente plus longue avant que les taux d'intérêt ne baissent. Cela signifie que les paiements hypothécaires resteront élevés dans un avenir prévisible.
  • Chercheurs d'emploi : Les prévisions indiquent que le taux de chômage atteindra 6,7 % d'ici 2026. Cela indique un marché du travail qui se refroidit et où trouver un emploi pourrait devenir plus difficile.
  • Tous les consommateurs : Vous remarquerez probablement des prix plus élevés pour l'essence et pour les biens qui dépendent du transport, car les coûts du carburant augmentent.

Ce que vous devriez faire

  1. Révisez votre budget : Préparez-vous à ce que les prix de l'essence et les frais d'expédition grignotent une plus grande partie de votre revenu mensuel.
  2. Sécurisez votre hypothèque : Si vous avez une hypothèque à taux variable ou devez la renouveler bientôt, ne comptez pas sur une baisse immédiate des taux. Testez la résistance de votre budget pour vous assurer que vous pouvez gérer les paiements actuels pour une ou deux années supplémentaires.
  3. Concentrez-vous sur l'épargne : Le taux de chômage devant augmenter, il est plus important que jamais d'avoir un fonds d'urgence. Si ce n'est pas déjà fait, essayez de mettre de l'argent de côté pour couvrir 3 à 6 mois de dépenses.
  4. Évitez les nouvelles dettes : Les taux d'intérêt devant rester élevés, évitez de contracter de nouvelles dettes coûteuses (comme les soldes de cartes de crédit ou les prêts automobiles) qui seront difficiles à rembourser.

En résumé

La hausse des prix du pétrole crée des vents contraires pour l'économie. Les prévisions d'une inflation de 2,4 % et d'un taux de chômage de 6,7 % suggèrent un scénario de « stagflation ». Pour les Canadiens, cela signifie que la Banque du Canada pourrait maintenir les taux d'intérêt élevés pour lutter contre l'inflation, même si le marché de l'emploi s'affaiblit. Vous devriez budgétiser prudemment et vous préparer à une période prolongée de coûts élevés.

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