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Crise du logement au Québec : les loyers grimpent de 56 % depuis 2019, des milliers de personnes toujours sans abri après la journée du déménagement

Les locataires au Québec sont confrontés à une grave crise du logement, avec des loyers moyens pour un deux-pièces ayant augmenté de 56 % depuis 2019, tandis que les salaires n'ont progressé que de 32 %, obligeant de nombreuses personnes à consacrer davantage à leur logement et moins à des besoins essentiels comme la nourriture et le transport.

4 juillet 20263 min de lecture

Crise du logement au Québec : Votre loyer a bondi de 56 % alors que votre salaire n'a augmenté que de 32 %

Si vous louez au Québec, il est probable que vous consacriez une part beaucoup plus importante de votre salaire au logement qu'en 2019. Un nouveau rapport du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) montre que le loyer moyen d'un logement de deux chambres a bondi de 56 % depuis 2019 — passant de 815 $ à 1 272 $ par mois. Pendant ce temps, les salaires n'ont augmenté que de 32 %. Cet écart signifie moins d'argent pour la nourriture, le transport et l'épargne.

En juillet 2026, plus de 2 000 ménages locataires à travers le Québec cherchent encore activement de l'aide pour se loger auprès de la Société d'habitation du Québec (SHQ). À Montréal seulement, 278 ménages sont encore sans logement après le 1er juillet, jour de la relève. La crise ne faiblit pas.

Qui est touché

  • Les locataires québécois — surtout ceux de Montréal, où les logements abordables sont rares malgré une légère hausse du taux d'inoccupation à 2,9 %
  • Les personnes âgées — beaucoup sont contraintes de vivre dans des logements surpeuplés ou insalubres
  • Les jeunes — les salaires d'entrée ne suivent pas la hausse des loyers
  • Les ménages à faible revenu — qui consacrent une part insoutenable de leur revenu au loyer

Ce que vous devriez faire

  1. Vérifiez si vous êtes admissible à l'aide provinciale au logement via la Société d'habitation du Québec (SHQ). Le nombre de ménages cherchant de l'aide est passé de 1 698 en 2024 à 2 039 en 2026 — la demande est forte, alors postulez dès maintenant.

  2. Documentez toute augmentation de loyer dépassant les barèmes du Tribunal administratif du logement (TAL). Le TAL fixe des limites annuelles d'augmentation de loyer. Si votre propriétaire les dépasse, vous pouvez contester l'augmentation.

  3. Contactez des groupes de défense des locataires comme le FRAPRU pour obtenir du soutien et des conseils juridiques. Ils peuvent vous aider à comprendre vos droits et à naviguer dans le système.

  4. Inscrivez-vous sur les listes d'attente pour des logements abordables dans votre municipalité. De nombreuses villes ont des listes pour des logements en dessous du prix du marché, mais les délais d'attente peuvent être longs — inscrivez-vous tôt.

  5. Envisagez la colocation si vous êtes une personne âgée ou un jeune. Le FRAPRU prévient que certains sont déjà contraints de vivre dans des logements exigus, mais une colocation planifiée peut être plus sûre qu'une situation d'urgence.

En résumé

La crise du logement au Québec s'aggrave, elle ne s'améliore pas. Les loyers ont augmenté de 56 % depuis 2019 tandis que les salaires n'ont crû que de 32 %, laissant des milliers de ménages peiner à se payer les produits de première nécessité. Plus de 2 000 familles attendent encore une aide au logement, et 278 ménages montréalais sont sans logement après le jour de la relève. Sans aucun répit attendu de la part des propriétaires, votre meilleure option est de connaître vos droits, de demander de l'aide dès maintenant et de vous inscrire sur les listes d'attente pour des logements abordables. N'attendez pas — la situation ne s'améliorera pas d'elle-même.

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