Les restaurants ruraux réclament davantage de travailleurs étrangers alors que les provinces décident d'un nouveau plafond
Ce que cela signifie pour vous : Si vous habitez dans une région rurale, vous pourriez voir davantage de travailleurs étrangers temporaires dans les restaurants locaux. Ce changement vise à maintenir les entreprises ouvertes, mais il suscite également un débat sur la question de savoir si les entreprises devraient augmenter les salaires pour embaucher des locaux plutôt.
Restaurants Canada demande aux provinces de s'inscrire à une nouvelle règle fédérale. Cette règle permettrait aux restaurants ruraux d'embaucher davantage de travailleurs étrangers temporaires (TET) pour combler les pénuries de personnel.
Le changement de plafond de 10 % à 15 %
Le 13 mars 2026, le gouvernement fédéral a annoncé une modification temporaire au Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET).
Actuellement, les employeurs du volet « salaires faibles » sont généralement limités à l'embauche de TET pour 10 % de leur effectif total. La nouvelle proposition porte ce plafond à 15 %.
Cependant, cela n'est pas automatique. Les gouvernements provinciaux doivent choisir d'« adhérer » à ce plafond plus élevé pour qu'il s'applique dans leur région. La décision doit être prise bientôt pour que la mesure entre en vigueur d'ici le 1er avril 2026.
Pourquoi cela se produit
Restaurants Canada affirme que les entreprises rurales sont en crise. Ils soutiennent qu'une population vieillissante et une main-d'œuvre locale en déclin rendent impossible la recherche de personnel.
Sans cette augmentation, le groupe avertit que de nombreux restaurants ruraux devront :
- Réduire leurs heures d'ouverture.
- Fermer leurs portes définitivement.
Ils maintiennent que l'embauche de travailleurs étrangers est un « dernier recours » et qu'ils ne trouvent tout simplement pas assez de Canadiens pour combler les postes.
Le débat : Salaires contre disponibilité de la main-d'œuvre
Il y a un désaccord sur les raisons pour lesquelles ces emplois sont difficiles à pourvoir.
Les critiques soutiennent que le problème réside dans les salaires, et non dans un manque de gens. Ils soulignent le taux de chômage des jeunes, qui s'élevait à 14,1 % en février 2026. Ils suggèrent que si les restaurants augmentaient les salaires et amélioraient les conditions, davantage de jeunes locaux accepteraient ces emplois.
Les défenseurs de l'industrie rétorquent que dans les zones rurales, le réservoir de main-d'œuvre est simplement trop petit. Ils affirment que l'augmentation des salaires seule ne crée pas plus de travailleurs dans les communautés où la population est en déclin.
Qui est concerné
- Propriétaires de restaurants ruraux : Vous pouvez demander à embaucher jusqu'à 15 % de votre personnel par l'intermédiaire du PTET, mais seulement si votre province adhère à l'accord.
- Clients des restaurants ruraux : Vous pourriez bénéficier d'heures plus stables et de moins de fermetures de restaurants dans votre communauté.
- Chercheurs d'emploi locaux : Il existe une crainte que l'augmentation de l'offre de travailleurs étrangers ne freine les salaires ou ne réduise le nombre d'emplois de niveau d'entrée disponibles pour les jeunes locaux.
Ce que vous devez faire
Si vous êtes un employeur :
- Vérifiez auprès de votre gouvernement provincial ou de votre association sectorielle pour savoir s'ils prévoient d'adhérer au plafond de 15 % d'ici le 1er avril.
- Vérifiez vos ratios actuels de personnel pour voir si vous êtes admissible à cette augmentation.
Si vous êtes un chercheur d'emploi :
- Ce changement de politique souligne que des emplois de service de niveau d'entrée sont disponibles. Si vous cherchez du travail dans une région rurale, c'est le bon moment pour vous renseigner sur les postes vacants, car les entreprises désespèrent de trouver du personnel.
En résumé
Les provinces décident actuellement d'autoriser ou non les restaurants ruraux à pourvoir 15 % des postes avec des travailleurs étrangers temporaires, contre la limite précédente de 10 %. Bien que cela aide les entreprises à rester ouvertes, les critiques affirment que cela permet aux employeurs d'éviter d'augmenter les salaires pour attirer les travailleurs locaux. La date limite de mise en œuvre est le 1er avril 2026.