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Pourquoi votre portefeuille d'investissement pourrait être plus risqué maintenant : la fin de la diversification par les obligations sûres

Les Canadiens disposant de portefeuilles de placement diversifiés ou de régimes de retraite peuvent subir une volatilité accrue et des pertes plus importantes en période de ralentissement du marché, les obligations n’offrant plus le même amortisseur de sécurité contre la baisse des prix des actions.

4 avril 20264 min de lecture

Pourquoi votre portefeuille de placement pourrait être plus risqué aujourd'hui : La fin de la diversification sécuritaire par les obligations

Ce que cela signifie pour vous : Si vous possédez un portefeuille de placement diversifié ou une pension, vous pourriez faire face à une volatilité accrue et à des pertes plus importantes en cas de baisse des marchés. Le filet de sécurité traditionnel offert par les obligations est effectivement brisé.


Pendant des décennies, les investisseurs canadiens se sont reposés sur une règle simple : posséder des actions pour la croissance et des obligations pour la sécurité. L'idée était que lorsque le marché boursier chutait, les prix des obligations augmentaient généralement ou restaient stables, amortissant ainsi le choc pour vos économies globales.

Selon un nouveau rapport du Fonds monétaire international (IMF), cette règle ne s'applique plus dans l'économie actuelle.

Le problème : Les actions et les obligations chutent ensemble

Historiquement, les obligations agissaient comme un amortisseur. Cependant, depuis 2020, le marché a changé. Nous sommes maintenant dans une période où les prix des actions et des obligations baissent en même temps.

Cela se produit en raison de la forte inflation et de la dette élevée des gouvernements. Lorsque l'inflation augmente, les banques centrales (comme la Banque du Canada) augmentent les taux d'intérêt pour la combattre. Des taux d'intérêt plus élevés nuisent simultanément aux marchés boursiers et aux marchés obligataires.

En raison de ce changement, une répartition standard de portefeuille (comme la règle populaire « 60/40 » — 60 % d'actions, 40 % d'obligations) est plus risquée qu'avant. Si le marché tourne au rouge, votre portefeuille pourrait perdre de la valeur plus rapidement que par le passé, car la partie « sûre » de votre portefeuille (les obligations) perd également de l'argent.

Qui est touché

Ce changement touche un grand nombre de Canadiens, spécifiquement :

  • Détenteurs de fonds communs de placement et de FNB : Toute personne détenant des fonds « équilibrés » ou « d'allocation d'actifs » standard.
  • Détenteurs de pension : Cela inclut le Régime de pensions du Canada (CPP) et les régimes de retraite d'employeurs privés, qui s'appuient fortement sur les obligations pour réduire les risques.
  • Retraités : Les personnes qui tirent un revenu de leurs placements et qui ne peuvent pas se permettre de baisses importantes de la valeur de leur compte.
  • Épargnants : Toute personne possédant un REER ou un CELI investi dans un mélange d'actions et de revenus fixes.

Ce que vous devriez faire

Vous n'avez pas besoin de paniquer, mais vous devriez agir pour protéger vos finances.

  1. Vérifiez vos placements : Connectez-vous à vos comptes de placement (REER, CELI, etc.). Regardez le pourcentage que vous avez en « Revenu fixe » ou en « Obligations ». Comprenez que cette partie pourrait ne pas vous protéger aussi bien qu'elle le faisait par le passé.
  2. Envisagez l'encaisse et les CPG : Pour le moment, la sécurité offre un meilleur rendement que depuis des années. Les Certificats de placement garanti (CPG) et les comptes d'épargne à intérêt élevé (CEIÉ) offrent des taux compétitifs (souvent entre 3 % et 4 % ou plus) avec zéro risque boursier. Transférer une partie de l'argent des obligations vers des équivalents de trésorerie peut réduire la volatilité.
  3. Réévaluez votre tolérance au risque : Demandez-vous : « Si mon portefeuille perdait 15 % ou 20 % cette année, paniquerais-je ? » Si la réponse est oui, votre portefeuille est probablement trop agressif pour l'environnement actuel des marchés.
  4. Ne cherchez pas aveuglément le rendement : Soyez prudent avec les obligations « à haut rendement ». Dans un environnement de forte inflation, elles agissent davantage comme des actions et peuvent chuter tout aussi fort.

En résumé

Le paysage financier a changé. La stratégie « régler et oublier » du passé — simplement mélanger des actions et des obligations — pourrait vous exposer à plus de risques que vous ne le pensez. Les obligations n'offrant plus de coussin de sécurité fiable, les Canadiens devraient se tourner vers des options garanties comme les CPG pour ancrer la partie sûre de leur argent.


Source : IMF Blog

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